
Le quartier des Enfants-Rouges s'étend autour de la rue de Bretagne, des rues Charlot, de Saintonge, Debelleyme et de la partie nord de la rue Vieille-du-Temple. En vingt ans, ce secteur du 3e arrondissement est devenu l'un des plus denses de Paris en galeries d'art, showrooms et boutiques de créateurs, installés dans des hôtels particuliers du XVIIe siècle et d'anciens ateliers d'artisans. Au centre, le marché des Enfants Rouges, le plus ancien marché couvert de la capitale, concentre à lui seul une bonne partie des besoins électriques du quartier.
Une galerie d'art ne s'éclaire pas comme un commerce. L'œuvre impose ses contraintes : un rendu des couleurs élevé, une lumière dirigeable au degré près, l'absence d'éblouissement pour le visiteur, et une maîtrise du rayonnement sur les œuvres sensibles. Nous installons des rails d'alimentation qui permettent de déplacer et d'ajouter des projecteurs à chaque accrochage, sans reprendre le câblage à chaque exposition. C'est ce qui fait la différence entre une installation qu'on subit et une installation qui suit le rythme de la galerie.
Les anciens ateliers, eux, posent la question inverse : ils ont souvent conservé une alimentation surdimensionnée, héritée d'un usage artisanal disparu, avec des départs en triphasé qui n'alimentent plus rien. Lors d'une transformation en showroom ou en logement, nous déposons ce qui ne sert plus, nous rééquilibrons les phases et nous redistribuons la puissance là où elle est utile — généralement vers l'éclairage et les postes de travail plutôt que vers des machines qui ne reviendront pas.
Autour du marché et rue de Bretagne, les établissements alimentaires cumulent vitrines réfrigérées, chambres froides, matériel de cuisson et extraction, dans des locaux anciens et étroits. Nous séparons systématiquement le froid du reste de l'installation : une disjonction nocturne sur un circuit d'éclairage ne doit jamais pouvoir emporter une chambre froide. Les alimentations sont dimensionnées sur les appareils réellement présents, après relevé.
Derrière les porches de la rue Charlot et de la rue de Saintonge se cachent des cours pavées et des bâtiments arrière. L'alimentation de ces seconds bâtiments traverse des zones non chauffées et court parfois en apparent depuis des décennies. Nous la contrôlons, nous la remplaçons lorsque c'est nécessaire, et nous reprenons l'éclairage du porche et de la cour, qui conditionne la sécurité des accès le soir.
Un éclairage sur rail, avec des projecteurs orientables à rendu des couleurs élevé et une gradation par zone. L'important est de prévoir dès l'installation plus de points d'alimentation que nécessaire : les accrochages changent, et ajouter un rail après coup coûte bien plus cher que de le poser tout de suite.
Non, c'est plutôt un atout mal exploité. Le triphasé permet de répartir la charge sur trois phases et d'alimenter des équipements exigeants. Ce qui pose problème, c'est le déséquilibre : quand tout a été branché sur une seule phase au fil des années, le disjoncteur déclenche alors que la puissance globale reste faible. Le rééquilibrage se fait en une intervention.
Rue de Bretagne, rue Charlot, rue de Saintonge, rue Debelleyme, rue de Poitou, rue du Perche, rue Vieille-du-Temple dans sa partie nord et les abords du marché des Enfants Rouges : nous intervenons dans tout ce secteur du 3e arrondissement et dans les quartiers voisins du Marais.